Rénover pour louer : quels travaux privilégier ?

découvrez quels travaux de rénovation sont prioritaires pour optimiser la location de votre bien immobilier et maximiser vos revenus locatifs.

Rénover pour louer n’a plus rien d’un simple coup de peinture posé à la hâte entre deux baux. Le logement locatif se regarde désormais comme un lieu de vie complet, avec sa lumière, ses circulations, son confort thermique, ses usages quotidiens et sa capacité à rassurer dès la première visite. Dans un marché où les locataires comparent les annonces avec attention, un appartement bien isolé, une cuisine équipée sobre mais fonctionnelle, une salle de bain nette et une installation électrique fiable composent une impression immédiate de sérieux.

Pour un bailleur, l’enjeu est double : respecter les obligations de mise aux normes et préserver la rentabilité du bien. Les réglementations liées au DPE, les attentes autour de l’amélioration énergétique et la hausse du coût des charges dessinent une nouvelle hiérarchie des travaux prioritaires. Le logement rénové n’est pas seulement plus séduisant ; il devient plus durable, plus facile à louer, plus stable dans le temps. Avant de choisir un carrelage ou une teinte murale, il faut donc lire le bien comme un espace à révéler : où la chaleur s’échappe-t-elle, où l’usage se bloque-t-il, où le futur locataire pourrait-il se projeter sans effort ?

En bref

  • Le DPE guide les décisions : il permet de cibler les postes énergivores et d’éviter les mauvaises surprises réglementaires.
  • L’isolation passe avant le chauffage : limiter les pertes thermiques reste plus efficace que compenser par des équipements puissants.
  • La sécurité conditionne la location : électricité, gaz, ventilation et humidité doivent être traités avant la décoration.
  • Les pièces d’eau et la cuisine créent la projection : elles donnent immédiatement le ton du logement.
  • Les aides financières changent l’équation : MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ, ANAH ou déficit foncier peuvent alléger l’investissement.
  • Les finitions sobres louent mieux : matières résistantes, couleurs lumineuses et rangements bien pensés prolongent la durée de vie du projet.

Rénover pour louer : commencer par le diagnostic et les travaux prioritaires

Avant les outils, avant les nuanciers, avant même les devis, un logement destiné à la location doit être observé avec méthode. La première visite technique ressemble parfois à une lecture silencieuse : un angle de plafond légèrement noirci raconte une ventilation insuffisante, un sol froid signale un plancher bas mal protégé, une fenêtre qui laisse passer le bruit suggère une menuiserie fatiguée. Ces détails, souvent discrets, orientent pourtant tout le projet de rénovation.

Le DPE occupe aujourd’hui une place centrale. Il ne s’agit plus d’un document administratif relégué au fond du dossier, mais d’un véritable tableau de bord. Un logement classé F ou G devient fragile sur le marché : il inquiète le locataire, limite parfois les possibilités d’augmentation de loyer et expose le propriétaire à des interdictions progressives. Depuis le renforcement des règles issues de la loi Climat et Résilience, les passoires thermiques ne peuvent plus être traitées comme de simples biens “à rafraîchir”. Elles exigent une stratégie.

Lire le logement comme un futur lieu de vie

Un studio ancien dans un centre-ville étudiant n’appelle pas les mêmes choix qu’une maison familiale en périphérie. Dans le premier cas, chaque mètre carré doit être fluide, robuste, simple à entretenir. Dans le second, l’attention se porte davantage sur le confort durable, la facture énergétique, les rangements, l’acoustique et la résistance des matériaux. Le fil conducteur peut être celui d’un appartement fictif de 42 m², situé dans un immeuble des années 1970 : radiateurs électriques anciens, fenêtres simple vitrage, petite cuisine fermée, tableau électrique vieillissant. À première vue, le bien possède une jolie lumière traversante. À l’usage, il consomme trop et manque de cohérence.

Dans ce type de situation, les travaux prioritaires ne sont pas forcément ceux qui se voient en premier. Repeindre les murs donnera une sensation de fraîcheur, mais si l’air circule sous les menuiseries et si la salle d’eau condense chaque matin, l’effet sera de courte durée. L’ordre logique consiste à traiter la structure technique du confort : performance thermique, ventilation, sécurité, réseaux, puis agencement et finitions.

Les bailleurs qui souhaitent comparer les approches peuvent s’appuyer sur des ressources spécialisées comme ce guide consacré aux rénovations à faire avant de louer, utile pour distinguer l’urgent du simplement esthétique. Cette hiérarchisation évite de disperser le budget dans des interventions charmantes mais peu décisives.

Arbitrer entre remise en état et rénovation complète

Une remise en état suffit lorsque le logement est sain, correctement isolé et déjà conforme. Elle regroupe les petits travaux qui redonnent de la netteté : peintures lessivables, remplacement de poignées, joints de silicone, luminaires simples, réparation d’un robinet, révision d’une serrure. Ces gestes ont un impact visuel immédiat et rassurent lors des visites, surtout dans les petites surfaces où chaque défaut semble agrandi.

La rénovation complète devient préférable lorsque plusieurs faiblesses se répondent : mauvais DPE, électricité ancienne, humidité persistante, chauffage énergivore, pièce d’eau obsolète. Dans ce cas, agir par touches isolées finit souvent par coûter plus cher. Refaire un sol avant de reprendre les réseaux peut imposer une dépose prématurée. Installer une nouvelle cuisine avant de corriger une ventilation insuffisante expose les meubles à l’humidité. La cohérence du chantier protège donc autant le budget que la qualité finale.

Le bon diagnostic transforme une dépense subie en trajectoire maîtrisée : un logement bien compris dès le départ se rénove avec moins d’hésitations et se loue avec davantage d’évidence.

découvrez quels travaux de rénovation privilégier pour optimiser la location de votre bien immobilier et augmenter sa valeur locative.

Amélioration énergétique : isolation, chauffage et ventilation avant la décoration

La performance énergétique est devenue le socle d’une location durable. Dans un appartement mal isolé, la chaleur se dissipe comme une lumière qu’on n’aurait pas su retenir. Le locataire ressent l’inconfort avant même de lire ses factures : parois froides, courant d’air près des fenêtres, sensation d’humidité, bruit extérieur plus présent. À l’inverse, un logement bien enveloppé offre une atmosphère plus stable, plus douce, presque feutrée. Ce confort invisible nourrit fortement la décision de louer.

L’isolation reste le premier poste à examiner. Les pertes thermiques se concentrent souvent en toiture, sur les murs, au niveau des planchers bas et des menuiseries. Dans une maison, les combles peuvent représenter une part majeure des déperditions ; dans un appartement, les murs donnant sur l’extérieur, les fenêtres anciennes ou les ponts thermiques près des balcons deviennent des points sensibles. Remplacer un système de chauffage sans réduire ces pertes revient à remplir une baignoire dont la bonde serait entrouverte.

Prioriser l’enveloppe thermique du logement

Les interventions les plus efficaces commencent par l’enveloppe : combles, murs, planchers, fenêtres. La hiérarchie dépend du bâtiment, mais la logique demeure constante : d’abord conserver l’énergie, ensuite la produire mieux. Une isolation des combles perdus, par exemple, peut offrir un rapport coût-bénéfice très intéressant dans une maison ancienne. Dans un appartement urbain, le remplacement de fenêtres vétustes par du double vitrage performant améliore à la fois le confort thermique et acoustique, un argument précieux près d’un boulevard ou d’une ligne de tramway.

Le choix des matériaux mérite attention. Laine minérale, fibre de bois, ouate de cellulose, panneaux biosourcés : chacun possède ses qualités en termes de résistance thermique, d’inertie, d’épaisseur et de comportement face à l’humidité. Pour approfondir ce dialogue des matières, un panorama des matériaux les plus utilisés en rénovation aide à comprendre les usages, les contraintes et les ambiances possibles. Un isolant n’est jamais seulement technique ; il influence aussi l’épaisseur des murs, la respiration du bâti et la sensation intérieure.

Chauffer mieux, ventiler juste

Une fois les pertes réduites, le chauffage prend tout son sens. Remplacer de vieux convecteurs par des radiateurs plus précis, installer une pompe à chaleur lorsque le contexte s’y prête, moderniser une chaudière ou opter pour une régulation connectée permet d’ajuster la consommation aux usages réels. Le locataire n’attend pas un système spectaculaire ; il attend une chaleur régulière, lisible, simple à piloter.

La ventilation, souvent reléguée au second plan, est pourtant l’une des clés de la salubrité. Une VMC hygroréglable, bien dimensionnée, accompagne les rythmes du logement : vapeur de la douche le matin, cuisson du soir, linge qui sèche, présence prolongée en télétravail. Sans renouvellement d’air, la plus belle peinture finit par cloquer, les joints noircissent, les odeurs stagnent. La qualité de l’air intérieur devient un confort aussi décisif que la température.

Les propriétaires qui s’interrogent sur la logique économique d’un chantier global peuvent consulter cette analyse sur la rentabilité d’une rénovation énergétique globale. Elle met en lumière une réalité souvent sous-estimée : la valeur d’un bien ne se mesure plus seulement à son adresse ou à sa surface, mais aussi à sa capacité à rester sobre et confortable.

Dans une annonce, la mention d’un bon DPE, de fenêtres récentes ou d’une ventilation efficace ne se contente pas d’informer. Elle installe une confiance. Et dans la location, cette confiance est déjà une partie du rendement.

découvrez quels travaux de rénovation privilégier pour maximiser la rentabilité de votre bien locatif et attirer de bons locataires.

Mise aux normes et sécurité : les travaux invisibles qui protègent le bailleur

Certains travaux ne se photographient pas bien, ne font pas briller une annonce, ne déclenchent pas immédiatement un coup de cœur. Pourtant, ils tiennent le logement debout juridiquement et techniquement. La mise aux normes d’un bien locatif concerne l’électricité, le gaz, la ventilation, l’étanchéité, l’accès à l’eau potable, l’absence de risques manifestes pour la santé ou la sécurité. Ces éléments forment la trame discrète d’une location sereine.

Un tableau électrique ancien, des prises mal fixées, une absence de différentiel adapté ou des circuits bricolés doivent être traités sans délai. Le locataire ne voit peut-être qu’un interrupteur jauni, mais derrière lui peut se cacher un réseau qui n’est plus en phase avec les usages contemporains : ordinateur portable, box internet, plaques de cuisson, lave-linge, radiateur d’appoint parfois ajouté en hiver. La sécurité électrique n’est pas une option esthétique ; elle engage directement la responsabilité du propriétaire.

Électricité, gaz et plomberie : la base de la décence

La norme de décence impose un logement qui ne mette pas en danger ses occupants. Pour l’électricité, un professionnel vérifie le tableau, la terre, la protection des circuits, l’état des prises et la cohérence de l’installation avec les pièces humides. Dans une salle de bain, les volumes de sécurité autour de la douche ou de la baignoire doivent être respectés. Un luminaire mal placé ou une prise trop proche d’un point d’eau peut transformer une finition anodine en risque majeur.

Le gaz appelle la même rigueur. Une chaudière ancienne, une ventilation haute et basse obstruée, un flexible dépassé ou une évacuation mal entretenue sont autant de signaux d’alerte. Même lorsque les équipements semblent fonctionner, un contrôle permet de sécuriser la location et d’éviter les litiges. Quant à la plomberie, elle mérite une attention presque tactile : pression, évacuations, joints, traces de fuite, robinetterie, siphons. Une micro-infiltration sous évier, ignorée pendant quelques mois, peut abîmer un meuble neuf et créer des odeurs difficiles à effacer.

Pour clarifier les obligations avant mise sur le marché, un dossier comme celui consacré aux travaux avant mise en location permet de visualiser les postes à contrôler avant la signature du bail. Cette vérification méthodique évite de confondre logement agréable et logement réellement conforme.

Copropriété : anticiper les limites entre parties privatives et communes

Dans un immeuble, les travaux s’inscrivent dans une partition plus collective. Le bailleur peut remplacer une cuisine, refaire une salle d’eau, poser certains revêtements ou améliorer une ventilation individuelle, mais il ne décide pas seul d’une façade, d’une toiture, d’un chauffage collectif ou de menuiseries modifiant l’apparence extérieure. Les autorisations de copropriété peuvent ralentir un calendrier si elles ne sont pas anticipées.

Un propriétaire souhaitant remplacer des fenêtres côté rue devra parfois respecter une teinte, un dessin de menuiserie ou un matériau validé par l’assemblée générale. Un projet d’isolation par l’extérieur dépendra également d’une décision collective. Ces contraintes ne doivent pas être vues comme des obstacles, mais comme un cadre. Lorsqu’elles sont intégrées tôt, elles évitent les reprises coûteuses et les tensions avec le syndic ou les voisins.

Les règles évoluent selon les immeubles, les règlements et les zones protégées. Une lecture attentive des travaux en copropriété et de leurs autorisations aide à distinguer ce qui relève du choix individuel et ce qui doit être voté. Dans les bâtiments anciens, cette étape prend une dimension presque patrimoniale : moderniser sans dénaturer, améliorer sans rompre l’harmonie de façade.

La sécurité et la conformité sont les fondations silencieuses du projet locatif : elles ne séduisent pas toujours au premier regard, mais elles évitent que le beau décor ne se fissure à l’usage.

Cuisine équipée et salle de bain : les pièces qui déclenchent la projection locative

Une fois la structure technique sécurisée, le regard du futur locataire se pose naturellement sur les pièces d’usage intense. La cuisine et la salle d’eau sont des lieux de gestes répétés : préparer un café, ranger une poêle, ouvrir un tiroir, poser une trousse de toilette, suspendre une serviette, nettoyer rapidement après une journée dense. Dans une visite, ces espaces racontent immédiatement si le logement sera simple à vivre ou fatigant au quotidien.

Une cuisine équipée ne signifie pas forcément un aménagement luxueux. Dans le locatif, la réussite vient souvent de la justesse : meubles résistants, plan de travail robuste, crédence facile à lessiver, plaques fiables, hotte correctement raccordée ou filtrante selon la configuration, éclairage précis au-dessus des zones de préparation. Une petite cuisine bien pensée vaut mieux qu’un ensemble imposant mais mal proportionné. La circulation doit rester fluide, les prises bien placées, les rangements accessibles.

Composer une cuisine durable, simple et lumineuse

Dans un studio ou un deux-pièces, la cuisine participe à l’ambiance générale. Des façades mates dans des tons clairs, une poignée discrète, un plan effet bois ou minéral, une crédence sobre : le décor doit laisser de l’espace à l’appropriation. Les locataires doivent pouvoir imaginer leurs objets, leurs habitudes, leur lumière du matin. La neutralité n’est pas la fadeur ; elle devient un cadre.

Le choix des équipements influence la rentabilité. Un réfrigérateur intégré de qualité moyenne peut coûter cher à remplacer si ses dimensions sont spécifiques. Des meubles standards, facilement réparables, offrent parfois une meilleure longévité. Une robinetterie solide, un évier en inox ou en résine résistante, des charnières fiables évitent les interventions répétées entre deux locations. Les économies mal placées se voient rarement le premier mois ; elles apparaissent au troisième changement de locataire.

Pour une rénovation locative à budget maîtrisé, des pistes concrètes sont présentées dans ce guide sur la manière de rénover un bien locatif efficacement. L’idée forte consiste à concentrer l’investissement sur ce qui sera utilisé chaque jour. Un locataire pardonne plus facilement une peinture très simple qu’un tiroir qui coince ou une plaque capricieuse.

Rénover la salle de bain sans tomber dans le décor fragile

La salle de bain concentre les risques : humidité, glissance, ventilation, joints, évacuations. Elle doit donc être pensée avec une précision presque hôtelière, sans excès décoratif. Une douche bien étanchée, un receveur antidérapant, un meuble vasque suspendu pour faciliter le nettoyage, un miroir éclairé, des rangements fermés et une VMC efficace composent une base solide.

Les matériaux doivent résister aux usages successifs. Un carrelage mural sur les zones exposées à l’eau, une peinture spéciale pièces humides ailleurs, des joints de qualité, une robinetterie standard remplaçable : ces choix prolongent la fraîcheur visuelle. Les teintes claires agrandissent l’espace, tandis qu’un sol légèrement texturé apporte de la profondeur sans assombrir. Dans les petites surfaces, un grand miroir et un éclairage chaud mais suffisamment puissant modifient totalement la perception du volume.

Les petits travaux ont ici un impact spectaculaire lorsqu’ils sont ciblés : remplacer un pare-douche jauni, refaire les joints, changer une colonne de douche, poser un sèche-serviettes, ajouter une patère élégante, installer une tablette murale. Ces gestes donnent l’impression d’un lieu entretenu, presque soigné comme une chambre d’ami. Pourquoi investir dans un sol coûteux si les joints noirs racontent l’inverse ?

découvrez les travaux de rénovation essentiels pour optimiser la location de votre bien immobilier et maximiser votre investissement locatif.

La cuisine et la salle d’eau sont les espaces où le locataire se projette le plus vite : lorsqu’ils sont nets, fonctionnels et cohérents, le reste du logement paraît immédiatement plus habitable.

Financer les travaux de rénovation locative sans fragiliser la rentabilité

Un chantier locatif réussi ne se juge pas seulement à la beauté du résultat. Il se mesure aussi à sa capacité à préserver l’équilibre économique du bien. Chaque euro investi doit avoir un rôle : réduire les charges, sécuriser la conformité, améliorer le loyer potentiel, limiter la vacance, augmenter la valeur patrimoniale. La rénovation devient alors une composition financière autant qu’un projet d’espace.

Les aides publiques occupent une place stratégique, surtout lorsqu’il s’agit d’amélioration énergétique. MaPrimeRénov’ peut concerner les propriétaires bailleurs sous conditions, notamment avec un engagement de mise en location sur une durée minimale. Les certificats d’économies d’énergie, souvent appelés CEE, complètent certains postes comme l’isolation, le chauffage ou la ventilation. L’éco-PTZ permet de financer des travaux sans intérêts, avec des plafonds qui peuvent atteindre des montants significatifs selon la nature du bouquet engagé.

Aides, fiscalité et accompagnement : construire un plan cohérent

Les dispositifs ne se choisissent pas au hasard. Certains exigent des entreprises RGE, d’autres imposent des critères techniques précis, un audit, un gain de performance ou un parcours accompagné. Les aides de l’ANAH, notamment dans le cadre de Loc’Avantages, peuvent intéresser les bailleurs acceptant un loyer maîtrisé et des conditions de ressources pour les locataires. Le déficit foncier, lui, permet de déduire certains travaux des revenus fonciers, avec une logique fiscale qui peut s’étaler dans le temps.

Les dispositifs patrimoniaux comme Denormandie ou Malraux concernent des situations plus ciblées : achat ancien avec rénovation dans certaines communes, secteurs sauvegardés, immeubles à forte valeur architecturale. Ils ne conviennent pas à tous les projets, mais peuvent transformer une opération lourde en investissement structuré. L’essentiel consiste à ne pas découvrir ces mécanismes après la signature des devis. Une aide oubliée au départ est souvent impossible à récupérer une fois le chantier lancé.

Pour actualiser les dispositifs disponibles, un point sur les aides à la rénovation énergétique disponibles permet de mieux préparer les démarches. France Rénov’, les ADIL et les guichets locaux apportent également une lecture neutre, particulièrement utile lorsque plusieurs subventions peuvent se cumuler.

Travailler avec les bons professionnels

Un artisan qualifié ne se limite pas à exécuter une tâche. Il alerte sur une incohérence, précise une contrainte, propose parfois une solution moins visible mais plus durable. Pour les travaux énergétiques, la qualification RGE reste indispensable afin de bénéficier de nombreuses aides. Les devis doivent être comparables : même niveau de performance, mêmes surfaces, mêmes matériaux, mêmes finitions. Un prix bas peut cacher une prestation incomplète.

L’intervention d’un architecte d’intérieur ou d’un maître d’œuvre peut être pertinente dès que le logement présente des contraintes d’agencement, plusieurs corps d’état ou une recherche de valorisation plus fine. Dans un deux-pièces ancien, ouvrir partiellement une cuisine, intégrer un placard dans une entrée, créer un coin bureau près d’une fenêtre ou optimiser une salle d’eau étroite peut modifier profondément la perception du bien. Les volumes maîtrisés compensent parfois une surface modeste.

Pour éviter les séquences mal ordonnées, il est judicieux de consulter des ressources sur la manière de commencer une rénovation complète sans erreurs coûteuses. Le calendrier d’un chantier suit une logique : démolition, réseaux, isolation, menuiseries, ventilation, sols, peintures, équipements, finitions. Inverser cette chorégraphie génère des reprises, de la poussière inutile et des dépassements.

Un financement intelligent ne consiste pas à réduire chaque ligne, mais à investir au bon endroit, au bon moment, avec les bons leviers : c’est là que la rentabilité cesse d’être un calcul abstrait pour devenir une qualité durable du logement.

Valoriser le bien pour louer vite : agencement, finitions et stratégie locative

Lorsque les fondations techniques sont solides, la dernière étape consiste à donner au logement une présence. Pas une décoration trop marquée, qui imposerait un goût, mais une atmosphère claire, accueillante, lisible. Un bien locatif doit séduire sans enfermer. Les lignes épurées, les matières faciles à entretenir, la lumière traversante lorsqu’elle existe, les rangements discrets et les circulations évidentes créent cette sensation rare : celle d’un lieu prêt à vivre.

La stratégie dépend de la cible. Pour un étudiant, la priorité ira à un espace simple, robuste, connecté, avec un coin travail bien éclairé. Pour un jeune actif, une cuisine ouverte soignée, une bonne acoustique et une salle d’eau contemporaine feront la différence. Pour une famille, les rangements, la résistance des sols, l’efficacité du chauffage et la facilité d’entretien deviendront essentiels. Rénover sans imaginer le futur occupant revient à dessiner une scène sans connaître les gestes qui s’y dérouleront.

Les finitions qui augmentent l’attractivité sans surinvestir

Les sols donnent le ton. Un revêtement abîmé fatigue immédiatement la perception, même si les murs sont fraîchement peints. Dans le locatif, un sol stratifié de bonne qualité, un vinyle haut de gamme dans les pièces sensibles ou un carrelage intemporel dans les zones humides peuvent offrir un équilibre entre esthétique et endurance. Les tons naturels fonctionnent bien : chêne clair, beige minéral, gris chaud, nuances sable. Ils captent la lumière sans durcir l’ambiance.

Les murs gagnent à rester lumineux, avec une peinture lessivable dans les zones de passage. Le blanc pur peut parfois paraître froid ; un blanc cassé, un grège très pâle ou un beige lumineux créent une enveloppe plus douce. Quelques détails suffisent à donner une impression premium : interrupteurs harmonisés, plinthes propres, poignées assorties, luminaires simples mais bien placés. Ce sont des détails de second regard, ceux que le locataire remarque sans toujours les nommer.

Les rangements intégrés méritent une attention particulière. Une entrée avec patères et placard, une chambre dotée d’une penderie, une cuisine avec colonnes bien pensées ou une salle d’eau avec meuble fermé changent la vie quotidienne. Dans les petites surfaces, le rangement est presque une pièce supplémentaire. Il réduit le désordre visible et rend l’espace plus calme.

Éviter les erreurs qui nuisent au rendement

La première erreur consiste à décorer pour soi plutôt que pour le marché. Un papier peint très expressif, une couleur sombre dans une petite pièce ou des équipements trop sophistiqués peuvent réduire le nombre de candidats. La deuxième erreur est de négliger la durabilité : un plan de travail fragile, une peinture non adaptée, une robinetterie premier prix créent des frais récurrents. La troisième est d’ignorer l’annonce future. Un logement doit pouvoir être photographié facilement, avec des perspectives nettes, une lumière valorisée et des espaces compréhensibles.

Des conseils dédiés aux travaux adaptés au marché locatif rappellent l’importance d’observer la demande locale. Dans une ville universitaire, la concurrence se joue sur la fonctionnalité et la proximité. Dans une zone tendue, la performance énergétique et la qualité des prestations peuvent justifier un meilleur positionnement. Dans une commune plus familiale, l’extérieur, le stationnement et les charges maîtrisées pèsent fortement.

L’encadrement des loyers, lorsqu’il s’applique, doit aussi être pris en compte. Rénover peut permettre de mieux louer, parfois de repositionner le montant, mais toujours dans le cadre réglementaire. La vraie création de valeur ne vient pas uniquement d’un loyer plus élevé ; elle vient aussi d’une vacance réduite, d’un locataire plus stable, de frais d’entretien mieux contrôlés et d’une revente facilitée.

Le logement rénové qui loue vite n’est pas forcément celui qui en met plein la vue. C’est celui qui respire la fiabilité, la lumière et l’usage juste, avec assez de caractère pour séduire et assez de sobriété pour durer.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *